BYD a généré 53 % de son chiffre d’affaires hors de Chine au premier semestre 2026 ! Cette progression intervient alors que les immatriculations de la marque BYD ont chuté de 45,9 % sur son marché domestique.
Les ventes à l’étranger prennent une place majeure
Au cours des six premiers mois de 2026, BYD a réalisé 181,3 milliards de yuans de chiffre d’affaires à l’étranger, soit environ 27 milliards de dollars. Ce montant progresse de 34 % sur un an et représente désormais 53 % du chiffre d’affaires total du groupe.
À l’inverse, les revenus réalisés en Chine ont reculé de 31 % sur la même période.
Cette évolution s’accompagne d’une forte progression des ventes hors de Chine. Le groupe y a vendu 792 256 voitures entre janvier et juin, soit 70,6 % de plus qu’un an auparavant. En août, les ventes à l’étranger ont atteint un record de 190 000 véhicules, en hausse de 134 % sur un an.
Ces chiffres regroupent les nombreuses marques et gammes du groupe BYD, notamment Denza, Fang Cheng Bao et Yangwang.
Les immatriculations de BYD chutent en Chine
Sur le marché chinois, la marque BYD a enregistré 795 169 véhicules au premier semestre 2026. Les immatriculations ont diminué de 45,9 % par rapport à la même période de 2025 selon les données de Carnewschina.
Certaines autres marques du groupe progressent toutefois. Fang Cheng Bao a notamment enregistré 131 000 véhicules en Chine au premier semestre, soit une hausse de 115 %. Cette progression ne suffit cependant pas à compenser le recul de la marque BYD.
Le marché chinois reste marqué par une forte pression sur les prix. BYD fait également face à des difficultés sur les véhicules hybrides rechargeables. Le groupe en avait vendu 2 288 709 sur l’année 2025, soit 7,9 % de moins qu’en 2024. Entre janvier et août 2026, les ventes de ces modèles ont encore diminué de 11,2 %, à 1 265 017 unités.
Lire également : Essai BYD Atto 2 de 177 chevaux
Une amélioration des ventes au début du second semestre
Les résultats de juillet et août montrent néanmoins une évolution différente. Sur ces deux mois, BYD a vendu 844 456 véhicules dans le monde, en hausse de 18,5 % sur un an.
Cette progression repose notamment sur les véhicules électriques à batterie, dont les ventes ont augmenté de 29,6 %. Les hybrides rechargeables ont, eux, progressé de 6 % sur la même période.
Une rentabilité soutenue par l’activité internationale
Le chiffre d’affaires global de BYD a atteint 344,8 milliards de yuans au premier semestre 2026, en baisse de 7,1 % sur un an. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires a reculé de 20,5 %, à 12,3 milliards de yuans.
Dans le même temps, la marge brute du groupe est passée de 18,01 % à 18,85 %. La marge brute des activités internationales a atteint 22 %, en progression de 1,9 point sur un an. En clair, vendre plus à l’étranger est rentable pour BYD.
BYD poursuit par ailleurs le développement de ses ventes et de sa production en Europe, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine. Avec des motorisations hybrides rechargeables flex fuel, le Brésil est devenu son premier marché hors de Chine. Le groupe développe aussi des capacités de production locales au Brésil, en Hongrie et en Turquie. Pour le moment, l’Europe est « embryonnaire » mais BYD compte bien en faire un acteur majeur de son chiffre d’affaires.
Le marché automobile chinois reste sous pression
Le recul de BYD intervient dans un contexte plus large. Les ventes au détail de voitures particulières en Chine ont diminué de 21,1 % sur un an en juillet. Il s’agissait du dixième mois consécutif de baisse, selon la China Passenger Car Association.
Dans le même temps, les exportations de voitures particulières produites en Chine ont augmenté de 88,2 %.
Sur les huit premiers mois de 2026, BYD a vendu 2 621 777 véhicules dans le monde, dont 1 161 563 hors de Chine.
Notre avis, par leblogauto.live
Le marché automobile chinois est saturé. Saturé de marques diverses, mais aussi de véhicules qui ne trouvent plus preneurs. Désormais, l’Etat encourage les exportations face à ce marché intérieur qui étouffe.
BYD n’est qu’un exemple. Est-ce une bonne nouvelle pour notre vieille industrie automobile ? Sans doute pas dans un premier temps. Cependant, ces constructeurs chinois tentent d’implanter des usines en Europe pour mieux correspondre aux besoins, mais aussi contourner les surtaxes douanières. Produire X ou Y importe peu pour les salariés de l’industrie.
On retrouve ici le schéma déjà connu par l’automobile japonaise puis coréenne qui a mis plusieurs années à rattraper son retard et à s’adapter, puis a « inondé » l’Europe et produit désormais sur place. Les gens de Toyota Onnaing sont contents de produire des véhicules, fussent-ils japonais. Dans 10 ou 15 ans cela nous paraîtra peut-être normal d’avoir une usine BYD chez nous.
Via : Carnewschina


14 commentaires
une entreprise bien gérée. Notons que n’importe quel constructeur européen aurait pu avoir cette stratégie full hybride et électrique , mais ils n’en voulaient pas
Bien gérée ? On part d’avant ou après le sandale des immatriculations fantômes ?
Un constructeur qui falsifie ses chiffres de vente, attaque les médias qui osent émettre la moindre critique négative et reste largement subventionné par l’État chinois dans sa stratégie visant à réduire à néant les marques étrangères, en particulier celles européennes.. Pas de quoi être fier de rouler en BYD !
comme toute voiture chinoise
ET avec Tesla depuis deux ans (le timing est important)… c’est mieux ?
Copain ou pas avec Trump… maintenant que l’on connaît les idées de Musk …
Attention @HEB… les Renault Twingo et R5 five sont à 45 % des autos chinoises… il faut boycotter ?
On a le droit de réfléchir !
Je ne suis pas devenu un troll payé par Pékin.
Je comprends tout à fait, mais même si Trump est largement plus présent sur les écrans que Pékin, la Chine impacte bien plus negativement l’industrie mondiale et européenne que les Américains.
Copier, saturer les marchés pour ensuite, une fois les compétiteurs éliminés, remonter les prix… on le voit dans la téléphonie : il ne reste plus que Samsung et Apple pour lutter contre les chinois.
Pour la Twingo, il vaut mieux acheter une voiture avec quelques composants chinois. Acheter une voiture non chinoise permet de faire vivre des dizaines de fournisseurs (Valeo, Forvia, Bosch, Lear, Magna…) qui emploient des milliers de gens dans la conception, l’industrialisation et la fabrication.
Enfin, acheter chinois renforce la propagande de Pékin (aide massive à la Russie dans sa guerre contre l’Europe, censure de plus en plus intense de l’histoire, ou encore récemment déni de l’aide dans la catastrophe au Népal). »
53 %… ça ne m’étonne pas ; j’aurais même dit 75 % à la louche.
Les Chinois, je les crains depuis longtemps parce que, justement, ils sont très bons… leur politique est excellente depuis 30 ans.
Des politiques à long terme.
Ils n’ont pas de pétrole, mais ils font tout pour se préparer à l’avenir… même s’ils en consomment encore comme des goinfres grâce au discount de Poutine.
Je crois qu’ils produisent, depuis cette année, plus d’énergie par le photovoltaïque que par le charbon !?
Maintenant, ils produisent des batteries de stockage en masse pour régler, à terme, le problème de l’intermittence.
Les Chinois sont des exemples à suivre… pas pour leur crédit social, bien qu’en France, cela ne ferait pas trop de mal.
On commence à en voir, un peu plus que des « early adopters ».
J’ai eu un témoignage d’un acheteur qui en a une de 5 ans, beaucoup de petites galères en tout genre (bugs, fonctions HS, pièces longues à obtenir), des prestations routières pas folichonnes mais surtout invendable. Personne n’en veut, public, concessions, personne, personne.
Bref, c’est la location ou rien, ce qui n’enlève que l’angoisse de la revente, in fine.
Mais où sont exportées ces BYD ? Surprise !
1 🇲🇽 Mexique 130 451
2 🇧🇷 Brésil ≈ 100 000+
3 🇬🇧 Royaume-Uni ≈ 80 000
4 🇹🇭 Thaïlande ≈ 60 000
5 🇦🇺 Australie ≈ 50 000
6 🇦🇪 Émirats arabes unis 47 352
7 🇹🇷 Turquie 46 358
Source : AI
Les deux plus gros marchés du monde sont l’Amérique du Nord et l’Europe. BYD y exporte un peu plus de 110 000 voitures en 2025, c’est peu, et si le marché mexicain est ouvert, ceux du Canada et USA c’est uen toute autre affaire.
chiffres de 2025 je précise
Les Chinois se sont donné toujours l’autorisation de commencer par du mauvais avant de faire des améliorations.
Ils font comme ça pour tout depuis 1949.
Les premières séries sont là pour corriger les défauts et acquérir de l’expérience pour la deuxième série.
Du coup, la série 2 est mieux avec des défauts corrigés et le prix est déjà en partie amortie.
Les Soviétiques faisaient déjà la même chose depuis les années 20 … Et les Chinois ont été massivement formés historiquement par les Russes avant 1989.
Ils ont donc gardé quelque vieilles habitudes … Les « early adopters ». Sont aussi des bêta testeurs … Qui on surtout le droit ; de se taire quand ils sont mécontents !
Impossible en France d’appliquer cette méthode … Ou cela fait comme les scandales de fiabilités de Stellantis
Les Russes font de bonnes voitures ???
Les premières Mercedes et RR ont eu immédiatement une réputation de construction exceptionnelle.
Non pour les voitures.
Mais de bons chars d’assaut, de bons avions, de bons missiles, de bons sous-marins, de bonnes fusées, etc.
Dans la voiture, il n’avait pas trop de motivation ou de concurrence pour faire bien et mieux.
Mercedes, RR et Renault ne naviguaient pas dans le même milieu.
Avec l’onde de choc en Allemagne d’hier … je crois qu’Ursula va être sommée de mettre des barrières.
Il faut relativiser, c’est la Saxe, ex RDA et région très pauvre.