L’aide carburant destinée aux travailleurs qui utilisent leur voiture pour aller travailler est prolongée jusqu’à la fin de l’année 2026. Son montant atteint 100 euros pour trois mois et le dispositif est élargi à 5,5 millions de bénéficiaires potentiels.
Une aide de 100 euros pour octobre à décembre
Le gouvernement a annoncé le 22 septembre le renouvellement de l’aide destinée aux travailleurs « grands rouleurs ». Le dispositif est prolongé pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026.
L’aide forfaitaire atteint 100 euros pour ces trois mois. Elle correspond à une prise en charge équivalente à 40 centimes d’euro par litre de carburant, contre 20 centimes auparavant. Evidemment, ce calcul étatique dépend des kilomètres que vous effectuez.
Le dispositif précédent concernait environ 3 millions de personnes. Avec son élargissement, le gouvernement estime que 5,5 millions de Français pourront désormais en bénéficier.
Des plafonds de revenus relevés
L’aide concerne les personnes qui utilisent leur voiture pour se rendre au travail et qui remplissent les conditions de revenus et de distance prévues par le dispositif. Les plafonds sont relevés.
Pour cette nouvelle période, elle peut concerner les personnes gagnant jusqu’à :
- 2 050 euros nets par mois pour une personne seule ;
- 4 070 euros nets par mois pour un couple ;
- 6 100 euros nets par mois pour un couple avec deux enfants.
Une condition liée à l’utilisation du véhicule s’applique également. Le trajet entre le domicile et le lieu de travail doit représenter au moins 15 kilomètres, ou le véhicule doit être utilisé pour parcourir 8 000 kilomètres par an.
Les bénéficiaires précédents n’ont pas de nouvelle démarche à effectuer
D’un côté, les Français qui ont déjà bénéficié de l’aide de 100 euros couvrant la période d’avril à septembre 2026 recevront automatiquement la nouvelle aide.
Aucune démarche supplémentaire n’est donc prévue pour ces bénéficiaires.
De l’autre côté, pour les autres personnes susceptibles d’entrer dans le dispositif, les modalités de demande restent celles prévues pour l’aide « grands rouleurs ». Cependant, il faut savoir qu’une grande partie des bénéficiaires potentiels n’ont pas fait la demande la première fois. Soit par fierté, soit par manque d’information.
Une aide distincte de la prime carburant versée par l’employeur
Le gouvernement annonce également une évolution de la prime carburant que l’employeur peut verser à un salarié pour ses frais de carburant liés aux trajets entre le domicile et le lieu de travail.
Son plafond de défiscalisation est porté à 1 000 euros, contre 600 euros précédemment. Cette prime peut être versée par l’employeur et bénéficie, dans la limite annoncée, d’une exonération de fiscalité et de cotisations sociales.
Aide carburant : des mesures chiffré à 450 millions d’euros
L’extension de l’aide aux « grands rouleurs » s’inscrit dans un ensemble de mesures annoncées par le gouvernement face à la hausse des prix des carburants.
Ainsi, le coût total annoncé pour ces différents dispositifs atteint 450 millions d’euros. Des mesures spécifiques sont également prévues ou prolongées pour certains secteurs professionnels, notamment le BTP, l’agriculture, les transports, l’aide à domicile et les infirmiers libéraux.
A quand la revalorisation du barème kilométrique ?
La présentation des 100 € comme « 40 c€/l » est trompeuse. En effet, le dernier trimestre à 2×15 km par jour, c’est environ 1 800 km. A 5 l/100 km cela donne 90 litres et donc une aide de plus de 1 € par litre consommé. Sauf que si on passe à 36 km de distance domicile-travail et une consommation de 6 l/100 km, on retombe sur les 40 c€/l.
On a donc une aide ciblée, mais pas équitable. D’ailleurs, le Gouvernement n’a pas (encore ?) parler de revoir le barème kilométrique. Ce barème est celui utilisé pour les frais réels pour les impôts sur le revenu, mais également pour les frais professionnels en entreprise.
La dernière revalorisation du barème kilométrique fiscal date de 2023.
Le barème avait alors été augmenté de 5,4 %. Depuis, il n’a plus été revalorisé : les barèmes sont restés identiques en 2024, 2025 et 2026. Un sacré manque à gagner de ce côté-là également. Mais…motus !
Notre avis, par leblogauto.live
Pourquoi décider d’une aide dite ciblée plutôt que d’une baisse générale qui bénéficierait à tout le monde quel que soit le revenu ou les kilomètres effectués ? Eh bien pour le montant que cela représente évidemment. Avec cette aide ciblée qui peut bénéficier à 5,5 millions de personne, l’Etat s’assure que ce ne sera pas réclamé par tous ces gens.
Une baisse de 2 centimes de taxe sur une année de carburant représenterait environ un « trou » dans les caisses de 950 millions d’euros. On comprend mieux l’aide.
A quand le retour du gazogène ?
Source : Ministère des transports


18 commentaires
Ce calcul mettant en évidence que « le dernier trimestre à 2×15 km par jour, c’est environ 1 800 km. A 5 l/100 km cela donne 90 litres et donc une aide de plus de 1 € par litre consommé. Sauf que si on passe à 36 km de distance domicile-travail et une consommation de 6 l/100 km, on retombe sur les 40 c€/l. »…
Vous n’êtes pas seul à l’avoir fait: La réalité, c’est que cette aide dite « grands rouleurs » est en réalité une sacrée affaire pour les « petits rouleurs ». Au moins ceux qui penseront à la réclamer.
Bref, un grossier mensonge de plus… en attendant c’est les entreprises et particuliers qui subissent les vols de carburants, dans un état qui n’assure plus la sécurité (sauf « rentière »): On devrait donc, au delà des conséquences économiques induites, rapidement voir ceux qui subissent excédés les conséquences d’un état menteur se charger du régalien (censé être une partie de la contrepartie de ses saignées à tuer le malade).
La consommation de carburant a diminué de 30% sur les 10 derniers jours par rapport à l’année précédente, entraînant un énorme manque à gagner fiscal pour l’Etat.
Comme quoi, quand il faut faire des sacrifices, les Français peuvent s’y mettre. Tout le monde a renoncé à faire de longs trajets ces temps-ci, non ?
Si ces chiffres sont tous carburants confondus, vu la conso d’un chalutier, le fait qu’ils soient massivement resté au port (en les bloquant) sur la période doit déjà chiffrer.
Niveau bouchons en IDF, je ne voit pas trop de changements en tout cas. Mais la comparaison semaine (trajets obligés) et WE (trajets évitables) pourrait se révéler intéressante.
En tout cas, je n’aimerais pas bosser dans le loisir/tourisme ou la restauration (ne faisant pas cantine de zone d’activité)… et tout secteur d’activité qui va faire variable d’ajustement de manière croissante car on attends avec gourmandise la répercussion des impacts sur l’agriculture, entre GNR et engrais, répercutés sur notre industrie agro-alimentaire.
Si ne pas pouvoir remplir son réservoir ne fait pas (encore? Faut dire que lâcher les CRSS à éborgner le GJ était une invitation à passer a l’action clandestine et on en a vu qq prémices) bouger les gens, certains politiques (ayant séché les cours d’histoire) pourraient redécouvrir la rapidité avec laquelle des ventres vides peuvent faire tomber les têtes!
C’est que les ventres sont encore bien pleins, et que ce sont essentiellement les loisirs qui sont restreints.
Quoique. Je suis allé deux fois au restaurant en 10 jours, tout était complet, dans des zones touristiques certes. Des familles, parents plus enfants.
Il y a bien deux Frances, une qui n’y arrive plus, et une qui s’enrichit par son travail, mais ce qui est certain c’est que ce n’est plus un travail de salarié.
Il y a un article ici sur la baisse de la consommation d’essence : https://www.huffingtonpost.fr/economie/article/les-prix-des-carburants-flambent-mais-la-consommation-baisse-de-maniere-brutale-et-plombe-les-finances_329179.html
Moi perso, je fais attention à mes déplacements désormais
Tout à fait, @panama,
on le constate tous les jours !
En plus, si vous avez vu le petit reportage sur Cuba et l’étranglement de l’énergie par Trump…
la situation française est paradisiaque.
Moi aussi, je roule moins vite… Surtout quand je rentre à Paris le dimanche soir, je roule sur un filet de gaz en 6e… La conso est proche de celle d’un diesel.
La France dispose d’une des compagnies pétrolières les plus importantes du monde et seulement 7 raffineries alors que l’Allemagne en a 15 et l’Italie 10.
Le raffinage de diesel est estimé à 16Mt alors qu’en Italie il est de 31Mt et en Allemagne de 38Mt … en dix ans Total a reconverti deux raffineries.
Question? Comment Total a-t-il pu amener la France dans cette situation?
@SAM : inversez la question. Comme la France a-t-elle pu amener TotalEnergies dans cette situation ?
Simple…ne plus polluer sur notre sol, polluer ailleurs c’est plus propre.
La France a pousser Total à convertir certaines raffineries en « bio carburants », et à en fermer d’autres.
Comme on a fermé les mines par idéologie, qu’on n’en ouvre pas (lithium, etc.) aussi par idéologie.
Que l’on n’explore pas le plancher océanique au niveau de la Guyane, que l’on n’exploite pas le pétrole de l’Ile-de-France, etc.
De plus, l’Europe ayant décidé de couper les thermiques en 2035, on s’est retrouvé en surcapacité européenne.
Où pensez-vous que l’on ferme les premières raffineries ? 1-les plus anciennes, 2-les plus coûteuse (moins rentables).
Ah ben la France dites donc…mise aux normes coûteuses, « droits à polluer » énormes, etc.
Quand on laisse filer son industrie, souvent par idéologie (depuis Mitterrand et son tournant Tatchérien en 1983) il ne faut pas pleurer de la perte des emplois, mais aussi de la fameuse « souveraineté ».
Il ne faut pas prendre prétexte de la transition écologique française pour désarmer les raffineries … Total ne souhaite plus mettre les moyens d’investir en France! Point. Les normes européennes sont les mêmes partout en Europe!
Les plus grosses raffineries de Total en Europe sont à Leuna (Allemagne), Anvers (Belgique) … rendant la France plus dépendante aux exportations de pétrole raffiné soit la moitié de sa consommation.
Pour Grandpuits, Total n’a pas souhaité modernisé les équipements… Total a choisi de ne pas faire l’investissement nécessaire en 2021!
Donc l’une des plus grandes compagnies pétrolière au monde est la principale bénéficiaire des benefices engendrés par le raffinage en France n’investit pas dans l’outil industriel français ou trop peu. Elle bénéfice pourtant d’une position dominante sur notre marché!
« Total ne souhaite plus mettre les moyens d’investir en France! » > Oui, c’est pour cela qu’ils ont investi pour transformer plusieurs raffineries pour les bio-carburant et qu’ils maintiennent des emplois qu’ils auraient pu en vilains capitalistes, mettre hors de France…
TotalEnergie ne sont pas des anges, mais ne sont pas le diable non plus. TotalEnergies est une société de droit privé…l’Etat n’avait qu’à pas vendre.
Le principal risque, à mon sens, c’est qu’après le raffinage (dont les marges, au passage, ne peuvent que monter mécaniquement pour compenser les volumes qui baissent du fait du prix du brut) Total se tire ailleurs vu que Macron, à peine élu et voulant conserver Hulot à l’escrologie (échec!) avait passé une loi interdisant l’exploitation pétrolière après 2050 passée entre Noël et jour de l’an 2017: Le résultat a été un arrêt de la prospection et des mises en production de nouveaux gisements, devenus impossible à rentabiliser d’ici 2050.
En attendant, le Canada pompe les nappes de son côté vers St Pierre et Miquelon et Total a lâché la prometteurse Guyane pour en faire de même en passant le trait de frontière maritime avec le Guyana.
=> Globalement, cette loi n’évite rien. Elle fait juste des cadeaux aux voisins quand les champs pétrolifère sont frontaliers, en attendant que Chine et USA ne lorgnent avec intérêt sur notre ZEE, la seconde mondiale, qui motivait sans doute Total à rester en France. Et sans les revenus qu’on en tirerait, nous ne serons pas en mesure de la défendre.
Voilà ou nous a mené Macron dès le début de son 1er mandat, puis le « quoi qu’il en coûte »… pour en arriver a achever d’asphyxier l’économie sur sa fin de triste règne qui marquera aussi qq coups de canif dans la démocratie assez préoccupants. Ce que ses disciples jupitériens appelaient de la « pensée complexe », c’était au final une expression de novlangue pour le crétinisme.
Ah ben c’est la faute d’Hulot et de Mitterand. La France a l’une des plus grosses compagnies pétrolières au monde qui ne lui apporte pas grand chose puisqu’aux nombre de raffineries : 15 Allemagne, 10 Italie, 8 Espagne … 7 France.
Et vous trouvez encore des circonstances atténuantes pour Total … Bref.
Lym je vous parle de la capacité de raffinerage à France qui a été flingué par Total pas d’extraction de brut en Guyane ou autres territoires français du bout du monde.
La cruelle réalité économique elle est là. À chaque crise mondiale on se rend compte que nos industriels bien français ont déserté le navire.
Il est vrai qu’il est plus rentable de raffiner à Jubail (Arabie Saoudite), Anvers (Belgique), RAS Laffan (Qatar) …
Le plus grand complexe intégré de raffinage-pétrochimie en Europe de Total est à Anvers où un milliard d’euros pour moderniser la plateforme. La surcapacité belge pour inonder le marché français on a du mal à en parler dans les médias.
Hélas, Anvers a plus de succès qu’Antifer… je vous laisserai en creuser les raisons, mais à la fin le brut arrivant par pétroliers le raffinage va vers les ports on on crée les meilleures conditions économiques.
Comme on a flingué prospection/exploitation, il est aussi devenu impossible de poser des conditions à utiliser nos ports et nos raffineries en compensation des droits à le faire!
Aucune industrie primaire ne vit détachée de sa matière première, sauf peut-être dans la tête des macronistes… et ce n’est pas donner des circonstances atténuantes à Total que de le souligner.
Niveau gains, ils ont eu l’intelligence dans les premières heures du conflit iranien d’acheter toutes les cargaisons de brut disponibles: C’est juste de la bonne gestion et on aimerait que la France soit aussi bien gérée plutôt que crier au loup face à une boite qui joue le rôle qui devrait être fondamentalement celui de l’état pour amortir la crise en cours!
C’est malin, avec des politocards pareils en face qui sont dès lors tenus par les couilles sur les projets de taxation des super profits.
@Lym. Sauf que la France est pourvue de ports et représente 23% du CA total de Total et est de loin son principal marché. Jusqu’à preuve du contraire c’est l’armée française qui garantie la sécurité du pétrolier français dans le monde et pas l’armée belge (regardez comment les belges du Nord parlent de la France) ?
TotalEnergies ne fait plus de la France sa base industrielle exportatrice : elle en fait sa vache à lait pour financer son expansion industrielle à l’international.
Vous pouvez appliquez cette maxime à Renault, PSA, Danone …
Les industriels allemands négocient avec l’état fédéral et les landers pour garder une base industrielle en Allemagne.
Les industriels français négocient avec nos gouvernements par un chantage odieux et une volonté de garder une manne financière sur notre beau pays qui leur rapporte énormément sans créer une richesse exportatrice.
Donc on a réellement un modèle économique à changer et cela devient urgent.
En 2026, les bénéfices supplémentaires estimés pour les raffineurs et distributeurs en France représentent environ six fois la somme que TotalEnergies estimait nécessaires pour maintenir Grandpuits en activité.
J’avoue que c’est un mal nécessaire vu l’urgence… mais pas une solution pérenne à terme.
L’IA avait trouvé jusqu’à 6 millions de VE payés grâce aux aides aux carburants en France depuis 10 ans.
Combien encore de VE en moins pour ceux qui en ont besoin tous les jours ?
Nous faisons le contraire du principe archi-connu ou de l’adage souvent attribué à Confucius : « Donne un poisson à un homme, il mangera un jour ; apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie. »
Là, nous sommes dans l’urgence depuis 10 ans.
Les carburants alternatifs doivent être réservés massivement au secteur de la pêche… voire le transport là où l’électrification n’est pas possible.
Mais je prie pour qu’un jour on cesse de financer les armes de Poutine et les dictatures pétrolières qui nous détestent bien souvent !
allez hop, un demi milliard de subvention aux hydrocarbures, magnifique
nos petits enfant hallucineront lorsqu’on leur racontera
bon clairement c’est pour éviter un GJ V2, mais bon dieu quel gachis économique et ecologique
Le gvt, avec une baisse de 30% des ventes de carburant, s’assoit stupidement sur 400M de recettes fiscales en 10j. Partie émergée de l’iceberg sans doute.
On est donc en train de créer un marasme économique en achevant de mettre le pays à l’arrêt tout en n’évitant pas la perte de recettes de la gagneuse fiscale… déjà bien réelle avec une bande frontalière qui va depuis plus de 6 mois payer ses taxes à tous nos voisins qui les ont réduites, plutôt que chez nous. Idem pour le transport routier qui fait le plein hors frontières dès que possible.
En effet, quel gâchis: Au lieu de perdre sur un seul tableau (dont il va bien falloir apprendre à se passer avec la montée des VE dans le parc), on perds sur tous!
Pour ce qui est de causer aux petits enfants, ceux qui changent de smartphone tous les 1 à 2 ans et ne savent visiblement pas ce qu’est une poubelle, vu l’état de nos rues? Parlez en à une génération qui a connu l’après guerre (pré boomers qui nous coûtent cher, en retraites « la croisière s’amuse », donc) et les rationnements, puis vécu chichement par habitude ensuite, de leur façon de voir les leçons des petits enfants. Ca risquerait de vous surprendre.
450 millions, c’est « gentillet »
Rappel pour les poètes :
Par an : L’État consacre environ 1,2 à 1,5 milliard d’euros par an aux dispositifs d’aide à l’achat ou à la location (bonus écologique, prime à la conversion, leasing social).
En cumulé : Entre 2018 et 2024, les aides directes ont représenté un total de 9,4 milliards d’euros versés pour environ 2,4 millions de véhicules. »
Sans parler du cout des infrastructures et bornes
Sans parler de pertes de taxes sur les carburants
Sans parler des cartes grises gratos (ça c’est fini maintenant)
Et en plus, si nous arrêtons les « aides », patatra, tout s’éffondre…..