Il existe plus de 100 marques chinoises. Ce n’est pas une légende. Conscient de cette faiblesse, Pékin veut lancer un mouvement de concentration. Les groupes publics montrent l’exemple avec le rapprochement entre FAW et GAC.
Plus de 100 marques, cela ne signifie pas 100 constructeurs, car chaque groupe propose plusieurs marques. Malgré tout, le nombre de constructeurs actifs en Chine reste très élevé. Trop élevé au goût du gouvernement qui a déjà fait du ménage chez les nombreux constructeurs « fantômes ». Depuis de nombreuses années, Pékin cherche à initier une concentration du secteur automobile. Moins d’acteurs, mais plus puissants.
Dans le dernier plan dévoilé la semaine dernière par les ministères de l’Industrie et des Transports, ce sujet figure en bonne place. Pour montrer l’exemple, deux groupes publics vont se rapprocher : FAW et GAC.
Un des premiers bénéficiaires de l’opération sera vraisemblablement Toyota. Peut-être en est-il l’initiateur… En effet, FAW devrait céder ses parts dans la coentreprise FAW-Toyota à GAC, qui a lui aussi une coentreprise avec le groupe japonais. On peut supposer que FAW-Toyota et GAC-Toyota fusionneront, ce qui simplifiera les choses pour Toyota qui n’aurait plus à dédoubler artificiellement sa gamme.
En contrepartie, FAW deviendrait le second actionnaire de GAC (derrière la province du Guangdong). Ce n’est pas encore une fusion, mais une étape importante pour la mise en place de synergies entre les deux groupes.
FAW est présent en Europe où il essaye d’implanter la marque Hongqi. GAC a démarré la commercialisation de certains modèles sous les marques GAC ou Aion, avec un assemblage chez Magna Steyr en Autriche.


2 commentaires
C’était couru d’avance.
Ils ont laissé faire pendant 30 ans le temps de trouver les meilleurs.
Dans 10 ans, ils seront encore plus forts, certainement, malheureusement pour nous, les Européens désunis.
C’est timide n’est-ce pas : deux co-entreprises fusionnent leurs participations avec un constructeur étranger.
On est loin d’un grand mouvement de consolidation.
C’est que c’est compliqué. Il y a l’orgueil chinois déjà, et puis chaque grand groupe automobile est adossé (financièrement) à un gouvernement régional.
C’est d’ailleurs un grand paradoxe local : avoir autant de grands constructeurs et sortir des voitures qui se ressemblent toutes !
Les faillites feront le job, mais l’argent public interfère.