Renault présente le Niagara, un pick-up de 4,94 m mais attendez la chute, il n’est pas pour nous. Il associe équipements connectés, différentes transmissions et capacités de chargement dans le cadre du plan futuREady de la marque.
Le premier modèle du plan futuREady
Le Niagara ouvre une nouvelle phase du développement international de Renault. Il constitue le premier modèle issu du plan futuREady, qui prévoit le lancement de 14 nouveaux modèles hors d’Europe à l’horizon 2030.
Le pick-up cible principalement le Brésil, l’Argentine et la Colombie. Il sera également distribué ultérieurement dans plusieurs autres pays importateurs d’Amérique latine.
Renault vise, à l’horizon 2030, une moitié de ses ventes réalisée hors d’Europe : Tchiki Boum ! La marque prévoit également que les motorisations électriques et hybrides représentent 50 % de ses volumes sur ces marchés.
Un pick-up pensé pour des usages plus larges
Le Renault Niagara repose sur la plateforme RGMP pick-up. Renault indique avoir conçu le modèle pour répondre à l’évolution des usages en Amérique latine.
Le pick-up n’est plus uniquement associé au travail. Il est également utilisé dans un cadre personnel, notamment pour les déplacements quotidiens et les loisirs. Le Niagara cherche donc à combiner confort et technologies embarquées avec des capacités de chargement et de franchissement. De quoi aller faire l’amour à la plage ou rouler quand la ville dort.
Le modèle est proposé avec une boîte manuelle ou automatique. Il existe aussi en deux ou quatre roues motrices. On peut donc avoir le plumage sans le ramage, ou les deux à la fois.

Une silhouette de 4,94 m de long
Le Niagara mesure 4,94 m de long, ou 4,91 m en version 4×2, pour 1,72 m de haut. Ses proportions reposent notamment sur des passages de roues marqués, des épaules prononcées et des lignes tendues.
Selon les versions, les jantes mesurent 17 ou 18 pouces.
À l’avant, j’ai vu que Renault adopte une calandre verticale et un capot aux lignes marquées. Le nom Renault apparaît en lettres capitales au centre de la calandre noire, avec un traitement pixelisé chromé.
Les projecteurs Full LED disposent d’une séquence d’accueil. Les feux de jour adoptent une signature graphique spécifique. On est loin du cliché du pickup rustique et basique.
Des équipements conçus pour l’usage quotidien
Le Niagara reçoit un système openR Link intégrant Google Gemini. Il dispose également du système Multi-Sense et d’une ambiance lumineuse personnalisable.
L’aménagement intérieur comprend différents espaces de rangement, notamment dans la console centrale et derrière les sièges arrière.
Renault a également travaillé la liaison entre la cabine et la benne. Les poignées arrière sont intégrées dans le montant arrière afin de préserver la continuité visuelle de la carrosserie selon le communiqué. Le côté pratique est sans doute un peu négligé.

Des éléments dédiés aux usages hors route
La partie basse du bouclier intègre des antibrouillards à LED. Des protections de carrosserie en finition Alliance Black et un ski avant inspiré de l’univers du tout-terrain complètent l’ensemble. Là on reste dans le plumage car au premier contact ce ski éclatera à coup sûr.
Le Niagara peut aussi recevoir des barres anti-retournement réinterprétées. Renault précise qu’elles peuvent servir à poser et fixer des objets encombrants.
La ridelle arrière reçoit directement le nom « Niagara », embouti dans la tôle. Un bandeau noir traverse également cette partie de la carrosserie et se prolonge jusqu’aux feux arrière.
Une production en Argentine
Le Renault Niagara est assemblé à Santa Isabel, en Argentine. Renault le présente comme le seul pick-up de son segment fabriqué localement. Est-ce que cela aidera à booster les ventes ? Les Argentins sont plutôt patriotiques donc, pourquoi pas.
Le modèle constitue ainsi le premier véhicule de l’offensive futuREady produit hors d’Europe. Il doit participer au renouvellement de la gamme Renault sur les marchés latino-américains, aux côtés notamment des Kardian et Boreal. Allez, assez ! de références musicales, je dois m’en aller et place à la chute…
Ah s’il était proposé en Europe et en France, nul doute que la scène rock rennaise l’adopterait pour ses tournées.





















18 commentaires
Est-ce la première fois que Renault conçoit, seul et à 100%, un pick-up 4×4 ?
Si c’est le cas, c’est historique alors, première conception française (en version 4 roues motrices).
Sinon, je continue à penser que le nom Alaskan était plus porteur en terme d’image que celui de « Niagara » (qui n’évoque que de l’eau).
Il y avait le Renault Oroch. La déclinaison pick Up du Duster 1. Mais il me semble que la transmission 4×4 était dérivée de technologie Nissan. À confirmer.
Pas mal…
Il faut des versions Dacia !
Pour développer la marque dans le monde entier.
Il faut une version plus courte… 2 portes ? … 3 places de front ? Ou 3 places arrièrent de dépannage, pour l’Europe.
Renault et Dacia !
40 à 70 cm de moins ?
… et pour nos militaires ? Gendarmerie, EDF, etc. ?
Stellantis devrait suivre…
… et des versions VE !
Je trouve la face avant très moche, ces LED éclatés et cette grosse calandre extrudée en plastique, c’est vraiment bof.
Si Nissan en profile une nouvelle fois pour rebadger cette auto à son profit j’hurle!
Car Nissan utilise un peu trop à mon goût les plates-formes et modèles du groupe Renault depuis qu’il a demandé de ne plus en être une filiale.
C’est très fort probable.
https://www.autojournal.fr/actu/r5-duster-triber-boreal-niagara-toutes-les-futures-nissan-sur-base-renault-381778.html#item=1
Comme je l’expliquais dans un autre article, Nissan puise allègrement chez Renault depuis quelques temps. C’est tout bénéf pour Renault qui peut rentabiliser plus vite ses investissements et les charges de ses usines, sans se faire trop de concurrence. Il est loin le temps ou c’était plutôt Renault qui piochait chez Nissan.
C’est de l’abus social … dire que c’est tout benef pour Renault … non. Nissan est un profiteur et cela depuis longtemps.
Renault ne piochait pas Chez Nissan à part la transmission intégrale et les moteurs essence … pour tout le reste ce sont des bases techniques Renault qui ont été utilisées par Nissan (Clio, Laguna, Mégane/Scenic) et qui continue par ailleurs a les utiliser en les restylant indéfiniment. On nous a toujours dit que la Clio 3 était une Nissan sauf que c’était une base de Clio 2 remise au goût du jour par Renault pour que la Nissan Micra soit produite en Inde … le seul fait notable venant de Nissan était la motorisation essence. Bref la recherche et développement c’est affiché dans les comptes de Renault.
La transmission integrale des premiers Duster oui, certain blocs moteurs oui. De la même façon que Nissan n’emprunte pas trop chez Renault pour vendre sur son marché national, à l’international c’est différent. Renault s’est bien servi quand même. Renault Pulse, Renault Safrane II et III, Renault Latitude, Renault Talisman (hors Europe), Renault Scala, Renault Alaskan, et j’en oublie certainement d’autres… Sans parler de l’ex Renault-Samsung (Renault Korea ajd) qui ne proposait que du rebadging de Nissan ou presque.
Je trouve ça glorifiant pour Renault que l’on se serve chez eux. Evidemment que ce n’est pas gratuit. Nissan, comme Mitsubishi ou Ford qui utilisera des bases Renault alignerons les millions d’€. Encore plus profitable maintenant qu’avant, les deux constructeurs n’ayant plus de liens directes, l’alliance n’existant plus. Ne reste que des liens capitalistiques. Et ce que je retiens aussi c’est que ça fait travailler nos usines et nos centres de recherches. Indirectement c’est bénéfiques à notre économies et nos emplois.
J’ajouterai aussi à ma liste le Nissan Cabstar/NT400 qui a servi à la division Renault Trucks alors partie intégrante de Renault pour sortir le Renault Maxity. 🙂
Pour vous répondre quand Renault entre chez Nissan ne sont garder que les plates-formes des pick up et celle des Gloria/Cedric (Infini en berlines, coupes, SUV et Nissan Z) propulsions et celle de la Maxima … toutes autres autos du groupe reposeront sur les bases techniques de la Clio 2, de la Mégane/Scenic et de la Laguna 2 … Nissan y changeant les trains arrières et y mettant d’autres moteurs essence. La Renault Modus a été une base technique importante pour Renault donc pour Nissan.
Je vous l’accorde pour Samsung, il s’agissait de Maxima aux debut… et pour le pick up Alaskan. Mais nombre d’autos Nissan encore en circulation en Chine, aux USa et au Japon dérivent de bases techniques Renault … le Qasqhqaï Renault en avait eu l’idée pour la Mégane et c’est finalement un concept que le groupe développera pour Nissan. Déjà à l’époque de Jeep le Losange avait songer à ce type d’automobile pour Jeep justement.
La Latitude dérive de la Laguna avec un train arrière différent qui servait justement à la Nissan Altima US.
La Renault Talisman dérive de la Mégane/Scenic … et Renault caressait le rêve que Nissan utilise cette base technique Talisman/Espace pour ses autos aux USA ce que Nissan a refusé car il continuait en faisant cela à être extrêmement dépendant de Renault.
Nissan a songé utiliser la base technique de la Talisman justement pour faire sa Maxima électrique qui devait concurrencer Tesla.
J’ignorais beaucoup de tous ces points et je dois donc m’incliner! Impressionnant, jamais j’aurais pu croire que Nissan profitait allègrement de Renault à ce point. Finalement le losange aura continuellement participé à la survie de Nissan. Peut-être encore plus aujourd’hui.
La Clio 3 n’a rien à voir avec la Clio 2……..
C’est plutot la 4 qui dérive de la 3…
Aux USA sincèrement elle ferait un carton! Tout comme au Mexique. Un pick up monocoque en dessous du Ford Maverick ça aurait du sens. Dans tous les cas, Duster, Bigster, Boréal et futur Bridger auraient du sens aux USA … Kia, Toyota et Honda feraient la gueule.
Il est plus réussi que le Hyundaï Santa Cruz.
Y a quoi comme moteur de OUF sous la capot ?
4 cylindres 1.3 ?