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    Accueil » Alan Jones, champion du monde de F1 en 1980, est décédé à l’âge de 80 ans
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    Alan Jones, champion du monde de F1 en 1980, est décédé à l’âge de 80 ans

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani5 novembre 2026Updated:5 novembre 2026Aucun commentaire
    Source : Whichcar
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    Alan Jones ne vient pas en tête immédiatement quand on évoque les champions du monde, et pourtant il fut l’un des tous meilleurs pilotes au tournant des années 70-80, au temps des F1 à effet de sol, et le premier grand champion de l’écurie Williams.

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    Alan Jones est décédé à l’âge de 80 ans, des suites d’une brève maladie. Pilote rapide, agressif en piste tout étant très solide mentalement et régulier, personnage plutôt bourru et très coriace, l’Australien a connu un parcours loin de la facilité, à une époque où les ascensions programmées et solidement financées par des filières étaient balbutiantes voire inexistantes. Les galères ont sans doute forgé son tempérament sans fioritures. Comme le décrivait un média australien récemment, « il n’a aucune patience pour les mensonges et, même à 80 ans, assène ses opinions avec la même force qu’un double coup de poing sur un ring« 

    Le galérien

    Fils d’un pilote réputé en Australie dans les années 50, Stan Jones, Alan débute dans son pays natal par le karting et la F3 nationale, vers la fin des années 60. Il est confronté à des difficultés financières, l’entreprise de son père faisant faillite, et c’est sans le sou qu’il tente l’aventure en partant en Angleterre pour percer.

    Finançant ses débuts par un business de revente de voitures d’occasion, Jones, se débrouille pour se procurer des monoplaces. Au gré des rencontres et des sponsors occasionnels, il parvient à faire son trou et à se distinguer. Vice-champion de F3 britannique en 1973, il remporte plusieurs courses du championnat Formula Atlantic en 1974 et se lie au pilote-patron Harry Stiller, qui fait l’acquisition d’une Hesketh 308 pour l’engager en F1 via son écurie privée.

    Le sauveur des petites équipes

    C’est ainsi qu’Alan Jones fait ses débuts, en 1975, lors du grand prix de Montjuich marqué par le drame de l’accident de Rolf Stommelen, dans lequel plusieurs spectateurs sont tués. Jones va alors enchaîner les équipes, courant pour Embassy Hill en 1975, puis Surtees en 1976 (la fameuse F1 sponsorisée par Durex) avec un premier coup d’éclat au fameux grand prix du Japon 1976 – celui du sacre de James Hunt – où il arrache dans des conditions dantesques la 4e place. Jones commence à établir sa réputation de pilote fiable, capable de saisir les opportunités et de tirer le meilleur parti d’un matériel modeste.

    Refusant de prolonger avec Surtees, il se retrouve sans volant pour 1977, mais le destin le remet en scelle quand l’écurie américaine Shadow perd son pilote Tom Pryce, tué dans d’atroces circonstances lors du grand prix d’Afrique du Sud. Après des débuts laborieux, Alan signe sa première victoire lors du grand prix d’Autriche 1977, dans des conditions changeantes, et ramène 22 des 23 points de l’équipe cette année-là !

    Le premier champion de Williams

    Rapide, efficace, bon metteur au point, intrépide et pas trop cher, Jones est le profil idéal pour Frank Williams, qui lance en 1978 sa nouvelle structure, cette fois-ci solidement financée avec des sponsors saoudiens qui donnent à la monoplace FW sa célèbre livrée blanche et verte. Si la saison 1978 est celle de l’apprentissage, des déconvenues techniques et des tests (Il profite aussi de cette année pour remporter le championnat Canam sur une Lola), Williams explose en 1979, surtout à partir de la seconde moitié de la saison. Conjuguant la fiabilité à un effet de sol parfaitement maîtrisé, elle devient la nouvelle machine à battre. Alan Jones en profite et remporte 4 des 6 dernières courses de la saison, dont une au Canada où il fait craquer Gilles Villeneuve après une lutte intense.

    1980 est alors son année. La Williams-Cosworth offre le meilleur châssis, en dépit de l’absence du turbo qui n’est pas encore à son apogée, tandis que Ferrari rate complètement sa 312T5. Plus régulier et aussi plus solide mentalement que son équipier Carlos Reutemann, l’Australien décroche 5 victoires, dont une en France où il bat les Ligier à domicile, et remporte le titre face à Nelson Piquet. En général, une fois que Jones réussissait à prendre la tête, il était assez difficile de le déloger. Il livre à cette époque quelques batailles mémorables avec Gilles Villeneuve. Deux taureaux dans l’arène !

    Lutte intestine

    En 1981, la situation interne se tend avec Carlos Reutemann, qui refuse de se plier aux consignes de l’écurie et l’emporte au Brésil devant l’Australien. Ce dernier ne mâche pas ses mots – ce n’est pas le genre à mettre des filtres ! – contre l’Argentin et bénéficie du soutien de Williams, qui le privilégie techniquement et sportivement, alors que c’est pourtant Reutemann qui joue le titre contre Piquet.

    Plus irrégulier et parfois trahi par sa mécanique, Jones remporte néanmoins quelques courses supplémentaires. Il bat les Renault à Hockenheim après un dépassement osé. Faisant fi des intérêts de son équipier, qu’il méprise ostensiblement, Jones joue sa carte et contribue à déstabiliser Reutemann. Il remporte la finale à Las Vegas, tandis que son équipier perd le titre pour un petit point. Jones avouera être « détesté » en Argentine et avoir eu besoin d’une escorte policière sur place quand il y courait.

    Retour manqué

    C’est sur cette victoire que Jones annonce sa retraite. Bien plus tard, il révéla être passé près d’un recrutement par Ferrari, après le décès de Villeneuve et l’accident de Pironi en 1982, mais tarda à répondre. Ferrari se tourna finalement vers Mario Andretti pour la fin de la saison 1982, avant de recruter René Arnoux et Patrick Tambay pour la saison 1983.

    Cette occasion manquée restera un profond regret pour l’Australien, qui tente un retour en 1983 avec Arrows, rapidement écourté pour son manque de forme, puis en 1985 avec l’écurie Lola Haas (de Carl Haas, à ne pas confondre avec l’actuelle) et le soutien de Ford qui a conçu un moteur Turbo. Seulement, le projet ne prend pas, en partie à cause du fiasco du moteur américain, et la saison 1986 est décevante, avec seulement 4 petits points inscrits. On ne revoit plus Jones en F1, mais l’Australien continue de courir à côté.

    Toujours fringuant et coriace

    On le voit en Sport-Prototypes, avec une participation au Mans en 1987, mais aussi en CART, sa seule course disputée en 1985 s’étant soldée par un podium. Dans les années 90, il est même l’un des principaux animateurs du championnat australien de voitures de tourisme, le futur V8 Supercars, remportant plusieurs courses et terminant même vice-champion en 1993, avant de courir sous sa propre structure. Il s’y montre toujours aussi rapide et agressif, comme en témoignent certaines courses musclées. Au tournant des années 90-2000, il ne fait plus que quelques apparitions épisodiques puis se retire.

    Sa dernière course officielle a lieu en 2006, lors de l’éphémère série Grand Prix Masters qui réunissant des vieilles gloires de la F1 dans une formule monotype. Une anecdote résume bien le caractère du personnage : Alors que Christian Danner, un pilote allemand ayant brièvement été aperçu en F1 sans grand succès, fit remarquer que Jones était en manque de forme et pas très « fit », ce dernier rétorqua que « Danner n’avait vu un podium de Grand Prix que lorsqu’il passait devant en allant aux toilettes ».

    Alan Jones a également été longtemps impliqué dans les médias, commentant la F1 et même la Moto GP sur différents médias Australien dès la fin des années 80 et jusqu’à une période assez récente.

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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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